INONDATIONS
𝗖𝘂𝘅𝗮𝗰-𝗱’𝗔𝘂𝗱𝗲, 𝗻𝗼𝘃𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟭𝟵𝟵𝟵 — 𝗹𝗮 𝗻𝘂𝗶𝘁 𝗼𝘂̀ 𝗹’𝗲𝗮𝘂 𝗮 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲́
Il y a des nuits que le temps n’efface pas. Des nuits où le ciel semble se fendre, où l’on comprend soudain que l’eau n’est pas toujours une bénédiction. À Cuxac-d’Aude, celle de novembre 1999 reste gravée dans chaque pierre, dans chaque regard. Ce soir-là, la pluie n’était plus la même. Elle tombait sans répit, comme si le ciel voulait vider tout ce qu’il avait contenu depuis des siècles.
Au début, on s’est dit que ce n’était qu’un orage de plus. Et puis, vers minuit, le tonnerre s’est éloigné... mais l’eau, elle, montait. Lentement d’abord, puis d’un coup, comme un souffle brutal. Les rivières ont débordé, les digues ont cédé, et tout un village s’est retrouvé plongé dans l’incompréhensible : le vacarme de l’eau mêlé aux cris, aux appels, à la peur.
Les souvenirs sont précis. Une lampe vacillante au-dessus d’une cuisine. Un chien hurlant sur un toit. Des voisins qui se hissent sur des armoires. Des voitures emportées, des albums de famille qui flottent sur la boue. Et ce silence, au matin, quand tout s’est arrêté. Un silence lourd, épais, que seul le bruit des hélicoptères venait déchirer.
𝗗𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗲𝘀 𝗯𝗼𝘂𝗹𝗲𝘃𝗲𝗿𝘀𝗲́𝗲𝘀
Ce que l’eau a pris, ce ne sont pas que des murs. Ce sont des rires d’enfants, des souvenirs de fêtes, des jardins qu’on soignait avec fierté. À Cuxac, beaucoup ont tout perdu, sauf l’essentiel : la vie. Mais d’autres n’ont pas eu cette chance. Le village a pleuré ses morts, et cette douleur-là ne s’est jamais vraiment effacée.
Les jours qui ont suivi ont été durs, presque irréels. On marchait dans la boue jusqu’aux genoux, on nettoyait sans parler, on aidait le voisin avant de penser à soi. Il y avait une fatigue immense, mais aussi cette solidarité qui ne s’explique pas : des repas partagés sur des tables improvisées, des regards qui disaient “on va s’en sortir”, des gestes simples qui redonnaient courage.
𝗩𝗶𝗻𝗴𝘁-𝘀𝗶𝘅 𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝘁𝗮𝗿𝗱
En 2025, le souvenir est toujours là. Les murs ont été reconstruits, les routes réparées, mais la mémoire, elle, ne se rebâtit pas de la même façon. Certains préfèrent ne plus en parler. D’autres racontent encore, parce qu’il faut transmettre, pour que les plus jeunes sachent que l’eau peut revenir, que la vigilance est la meilleure des protections.
Chaque novembre, quand la pluie revient, un frisson parcourt le village. Ce n’est pas de la peur, c’est du respect. Respect pour ceux qui ont vécu, pour ceux qui ont aidé, pour ceux qu’on a perdus.
𝗟’𝗲𝗮𝘂, 𝗹𝗮 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀
Cuxac-d’Aude, c’est un village de courage. Après cette nuit de 1999, il s’est relevé avec la dignité des gens du Sud : celle qui ne fait pas de bruit mais qui agit. On a consolidé les berges, repensé les routes, parlé enfin du risque comme on parle d’un voisin à surveiller.
Mais plus encore, on a appris à regarder le ciel autrement. Les anciens le disent : “Quand le vent tourne à l’est et que l’air devient lourd, on écoute la rivière.”
Pas par crainte, mais par mémoire.
𝗦𝗼𝘂𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝘃𝗶𝘃𝗮𝗻𝘁
Ceux qui ont connu la nuit du 13 novembre 1999 savent qu’on ne ressort jamais tout à fait le même. On vit avec le souvenir, on le porte comme une cicatrice invisible. Et parfois, quand la pluie tambourine contre les volets, on ferme les yeux et on revoit la lumière tremblante d’une bougie, les voix des voisins, la solidarité pure, celle qui fait d’un village une famille.
Vingt-six ans après, Cuxac-d’Aude continue d’avancer, avec le cœur plein d’humilité face à la nature.
Parce que ce soir-là, le fleuve n’a pas seulement inondé un village : il a rappelé à tous la fragilité de la vie, et la force de ceux qui se relèvent.
𝗘𝘁 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Vous étiez à Cuxac cette nuit-là ?
Vous avez aidé, vécu, ou simplement gardé en mémoire ces moments ?
Partagez vos souvenirs, vos témoignages, vos photos...
Pour que cette mémoire collective continue de vivre, et qu’aucune génération n’oublie.
PRESENTATION DE LA CONFRERIE GENERATION GEMINIAN
Historiquement, terre de vins, la Narbonnaise produisait des vins réputés à l'époque romaine, Cuxac d'Aude (Géminian au temps des croisades) se devait de promouvoir les vins de Septimanie.
Cette idée a fait son chemin et nous a conduits à la création d'une association bachique, "Génération Géminian". Le Chapitre inaugural s'est tenu en novembre 1998.
Dès sa création, la Confrérie a eu pour objectif de mettre en avant les vins et la convivialité en intégrant les vignerons anciens ou nouveaux et les amis du vin, tous membres de Génération Géminian.
L'inondation catastrophique de 1999, malgré son effet déplorable a permis de ressouder les Cuxanais. Ils ont montré leur volonté de réaction devant les évènements.
La Confrérie s'est donc pleinement révélée dans sa mission : développer l'image de Cuxac d'Aude et de ses vins. Pour ce faire, elle s'est naturellement associée à la Cave coopérative aujourd’hui « les Celliers du Soleil » élément économique majeur et incontournable.
Elle est partout connue et reconnue par un cépage le Manseng qui est sa marque de fabrique et qui fait sa renommée : « l’Or de Géminian ».
3ème RPIMa
Et lors des inondations catastrophiques de 1999 à Cuxac d'Aude, le 3ème RPIMA de Carcassonne s'est précipité efficacement au service de la commune et des habitants de Cuxac d'Aude.. Depuis ce jour, chaque nouveau
Colonel arrivant à Carcassonne est intronisé dans notre confrérie. Tous jusqu'à aujourd'hui ont accepté avec plaisir cet "honneur" de devenir "vigneron d'honneur " de la ville de Cuxac d'Aude.. Plus encore le3ème RPIMA a accepté que son blason figure sur nos bannières ainsi que sa devise "être et durer". Ainsi le 12 octobre 2025 , le Colonel De Pontcharra a été fait "vigneron d'honneur" en présence du maire de la commune et du député de notre circonscription et a participé à nos festivités , entouré de quelques militaires de son choix.
1. PRODUCTION
L’OR DE GEMINIAN
Ce vin provient de l’assemblage de deux cépages, le petit manseng et le gros manseng. Le gros manseng donne des grappes de l’ordre de 30% plus grosses que celles du petit manseng.
On attend le mois de novembre pour obtenir une concentration des baies sur pied et ainsi une maturité.
La récolte est réalisée au cours du mois de novembre.
2- VINIFICATION
Le pressurage est la première étape du processus de vinification. Ensuite arrive l’étape de la fermentation qui assure la transformation du sucre naturel en alcool tout en conservant une partie pour obtenir ce moelleux. Il faut savoir que la teneur en sucre atteint l’équivalent de 19 voire 21° d’alcool potentiel. La fermentation est réalisée en barrique et peut durer jusqu’à 35 jours.
Après la fermentation, le vin et toujours élevé en barrique de manière à lui conférer un bon pouvoir de vieillissement pendant 11 mois.
La dernière étape est alors la mise en bouteille. Le cirage et l’étiquetage sont réalisés par les membres de la Confrérie.
3- DEGUSTATION
La robe est éclatante, de couleur jaune dorée et d’une grande limpidité. Le nez est franc et dense. Il allie la fraicheur des agrumes à de belles notes d’abricot, de miel et même de cannelle et de grillé. Le nez est élégant et fin.
Ce vin se dégustera très frais, en apéritif, avec du foie gras, mais aussi avec des volailles grillées ou à la crème, du fromage de brebis ainsi qu’avec pâtisseries et chocolat noir.
BUREAU de GENERATION GEMINIAN
Grand Maître-Président
Jacques ROUX 06 11 89 23 47
Chancelier (secrétaire)
Simone MOLINA 06 85 40 66 07
Trésorière
Marie-Hélène BARDIERE 06 08 13 33 14
Grand Commandeur
Francis BARDIERE
1er Vice Président
Michel SAEZ
2nd Vice-Président
Christian RODRIGUEZ
Gd Maître d’Honneur
Marie-Hélène ROY